Camp de Rashidieh

Aujourd’hui, près de 70 ans après ce que les Palestinien-ne-s appellent la Nakba (« Catastrophe » en arabe), la question des réfugié-e-s reste complexe et sans réponse. Les camps, comme celui de Rashidieh, existent toujours, accueillant une population de plus en plus dense, en dépit de leur caractère temporaire initial. Plus de la moitié des réfugié-e-s palestinien-ne-s au Liban vivent aujourd’hui dans des camps. Dans les années 1950, les premiers réfugié-e-s palestinien-ne-s vivant dans des villes du Liban-Sud sont relocalisé-e-s par le gouvernement libanais dans le camp de Rashidieh. Créé en 1936, sous mandat français, dans le sud du Liban (à 5 km de la ville de Tyr), il visait à accueillir les réfugié-e-s arménien-ne-s ayant fui le génocide perpétré par l’Empire ottoman.